Ma fille, Mouhamadou F. Dioum


•  Entre, ma fille 

•  J’ai peur de ton incompréhension,
de ton jugement,

•   Ta mère et moi avons voulu  te garder jalousement,

•   j’ai résisté ma fille, j’ai résisté jusqu’à hier quand je t’ai trouvée sur le balcon,

•   Oui, ma fille, ta mère et moi ne sommes pas tes vrais parents.

 

•  Que dis-je ? 

•  Tu es notre fille et la fille de deux autres personnes. 

 

Ce livre retrace l’histoire. Il marque à jamais dans ses pages, des vies vécues avec espoir et tourbillons de malheurs, des vies vécues dans la lutte, des chemins différents parsemés de rêves et de volonté de réussite, des vies de jeunes filles forcées à devenir femme, des vies d’anges déchus, des vies de jeunes perdus dans un déséquilibre sociétal : le système scolaire sénégalais face aux défis de réussite des jeunes, grèves, mariages forcés, castes, polygamie… des vies de jeunes arrachés à jamais !
Ce livre demeure un témoin éternel.

 

Youssouf, narrateur et père adoptif de la petite Awa, raconte à sa fille un passé qu’il garde intact dans son esprit. Un passé douloureux mais plaisant.
Dans ce récit, Il retrace la vie d’un enfant dont la naissance est liée à d’autres vies. Il retrace son enfance à lui, il lui parle de sa défunte mère mariée à l’âge de treize ans à un homme polygame qui pouvait être son grand-père et de toutes les blessures qui ont entouré sa venue au monde.
Une enfance secouée d’embûches, qui le mèneront dans l’enceinte de l’université Cheikh Anta Diop où il fera la rencontre du vrai père de sa fille : Balla, son ami Balla.

Une amitié naquit à jamais.



À sa fille, Youssouf parlera de cette vie universitaire, de sa vraie mère, la sublime Awa, amie de sa femme Sophie et des circonstances d’un amour qui a bravé les interdits pour donner la vie. De la mort de Balla, héros des temps modernes. De leur bande de sept étudiants. Ansou, Gora, Nicolas, Malick, Kader, chacun, dans sa différence la plus authentique marquera pour toujours la vie de la petite Awa, sa fille.

 


Notes sur l’auteur :

 

Mouhamadou  Falilou  Dioum, quel auteur !



La particularité d’une œuvre ne demeure pas dans ce qu’elle peut dire mais dans la manière qu’elle a de le dire.

Falilou excelle dans l’art de conter, d’écrire avec une telle élégance et une telle simplicité des choses les plus négligées qu’elles nous semblent sublimes, importantes !

Une telle histoire, racontée par un père nostalgique et hanté par un passé qui refuse de quitter sa mémoire. Une écriture simple sans artifices, des personnages auxquels n’importe quel lecteur peut s’identifier, un environnement qui s’adapte à nous.

Falilou a marqué les esprits !

Oui, la simplicité, c’est aussi de l’art !

#Ramatoulaye

LE MENDIANT, Naguib Mahfouz

                                                  

  – Tu vas donc partir ?

  – Oui

  Où ?

  Quelque part.

  …

 

 

C’est la fin de ma relation avec le monde entier. Et si la vérité de tout être était dans le non-être…

 

Un jour, Omar al-Hamzawi décide de tout quitter. Après avoir été à la quête de ce qui n’est, semble-t-il, rien d’autre que le versant de sa propre âme inclinée. Sentant que sous le joug de sa présente posture morale il lui manquerait éternellement au moins un élément dans la constellation qu’il se devait de constituer avec tous les composantes de l’écosystème céleste ; partant de son moi, Il embrassa la Voie. S’ouvrit ainsi dans sa vie une phase caractérisée par une bourlingue spirituelle dans toutes les sphères philosophiques et existentialistes.

Dans le désert.  Dans les cabarets, à la rencontre de reines d’un soir, il s’est interrogé sur cette étrange chose qu’est l’existence humaine.

A la merci de l’appel compressif d’un irrésistible Ailleurs qu’il ressentait au plus profond de lui-même sans pouvoir le nommer. Il sentit une nouvelle relation s’établir entre lui-même et le cosmique.

Premiers symptômes de la pathologie qui fait souffrir Oumar et qu’aucun médecin n’a su diagnostiquer.

Dans sa quête de lui-même Il est angoissé d’être un homme. Il est malade de lumière. Il lui fallait une ivresse sacrée. Comme pour mieux se réconcilier avec une antériorité vague. Une réalité supérieure. Il n’y avait qu’une cabane dans le désert, terre de révélation, pour accueillir cette singulière sublimation.

Quel charmant mendiant ! Un mendiant de Lumière.

 

#Daouda